Mille gouttes opalines

Un senryū érotique chaque matin, pendant mille jours

Cinq-cent-quatre-vingt-cinquième goutte

Non, je ne vais pas
Te torcher jusqu’à ce que
La mort nous sépare.  

Il y a eu des progrès depuis les cinquante dernières années, mais le partage des tâches ménagères reste encore foncièrement le même au sein des couples hétérosexuels canadiens. Si les femmes les assument plus seules, elles en accomplissent encore la majorité et surtout, c’est encore elles qui ont la charge mentale; elles ont la responsabilité du care et maintiennent aussi les relations sociales de la maisonnée. Ce graphique réalisé en 2017 par Statistique Canada l’illustre parfaitement:

Les hommes hétérosexuels ont pourtant tout avantage à assumer une plus grande part des tâches ménagères, si on en croit une étude réalisée par Matthew Johnson de l’Université de l’Alberta. Les couples qui partagent de manière équitable les tâches ménagères auraient selon lui une meilleure vie sexuelle que les autres. Le chercheur a suivi pendant cinq ans 1338 couples en se basant sur deux critères : la participation de l’homme aux tâches ménagères et la perception de chaque membre du couple concernant la participation aux tâches. Le résultat est sans appel. Plus l’homme participe, meilleures sont les relations sexuelles. Le rapport insiste également sur un point : ce n’est pas le fait de voir son partenaire faire le ménage qui excite l’autre. En réalité, refuser de participer aux tâches ménagères provoque des conflits dans le couple et l’insatisfaction sexuelle.

En résumé: plus vous frottez, plus vous vous ferez frotter. Avouez que c’est beau, l’équité.

À demain pour un autre tercet obscène.

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