Mille gouttes opalines

Un senryū érotique chaque matin, pendant mille jours

Deux-cent-quatre-vingt-septième goutte

Renée Dunan dit
Qu’éros et anarchie doivent
Avancer ensemble.

Après Joyce Mansour, voilà une autre femme fascinante aujourd’hui injustement oubliée. Née en 1892 d’une famille bourgeoise et élevée jusqu’à l’âge de seize ans dans un couvent, Renée Dunan débute sa carrière de critique littéraire en 1919 et tient des chroniques dans de nombreuses revues socialistes et anarchistes.

Elle fut à la fois et à tour de rôle dadaïste, anarchiste individualiste, pacifiste, adepte du naturisme, féministe, écrivaine de grand talent et critique littéraire redoutée. Elle fut aussi l’une des toutes premières femmes qui osa publier des romans érotiques sous une pléiade de noms d’emprunt, dont Renée Caméra, Marcelle La Pompe, Spaddy, A. de Sainte-Henriette, Georges Dunan, Ky C. et Louise Dormienne, le pseudonyme sous lequel elle publia Les caprices du sexe en 1928… et dont je vous parlerai demain!

À demain pour un autre tercet obscène.

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