Mille gouttes opalines

Un senryū érotique chaque matin, pendant mille jours

Deux-cent-soixante-quatorzième goutte

Je veux frémir sous
Ta main joyeuse et parler
La langue des anges.

Lors du rapport sexuel, certaines personnes poussent des séries d’exclamations. Ils peut s’agir de gémissements (râle), de borborygmes (murmures, mots incompréhensibles), d’interjections (des ordres, voire des mots grossiers), ou carrément des hurlements. Les cris durant l’acte sexuel peuvent être stimulants pour soi, comme pour le couple.

Meg Ryan nous démontre (dans un restaurant) comment simuler l’orgasme dans le film When Harry met Sally.

Il ne s’agit pas évidemment pas d’une pratique obligatoire; il n’y a rien d’obligatoire dans le sexe. Une personne peut rester silencieuse pendant un acte sexuel sans que cela connote ou non le plaisir qu’elle ressent. Lors des premières fois, les cris peuvent choquer l’autre amant, ou carrément les voisins en cas de tapage nocturne… Le cri peut tout autant servir à masquer une peur de la douleur (ou une douleur vécue comme telle) et la transformer en plaisir, à «encourager» le ou la partenaire, voire à une mise en condition proche de celles de certains sportifs avant l’épreuve.

Surtout, ne confondez pas les cris d’un rapport sexuel en chair, en os et en sécrétions diverses avec ceux que l’on peut entendre dans un film porno. Ces cris-là sont presque toujours surjoués, rajoutés et donc artificiels en querisse.

À demain pour un autre tercet obscène.

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